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Le nouveau Plan Vélo dévoilé à Matignon veut « rendre le vélo accessible à tous les Français »

Rendre le vélo « accessible à toutes et tous et partout sur le territoire ». Tel est l’objectif affiché par le gouvernement qui vient de dévoiler un Plan Vélo 2.0  à l’occasion des 4 ans du précédent, en présence de six ministres et sous la houlette de la Première ministre. « Le contexte actuel et les priorités gouvernementales en matières de sobriété énergétique et de lutte contre le changement climatique constituent l’opportunité de poursuivre et d’accélérer le développement du vélo », souligne la communication officielle. Vélo & Territoires salue ces annonces et l’engagement du gouvernement qui répond à plusieurs mesures de l’Alliance pour le vélo. Un signal fort, deux semaines avant les 26es Rencontres de notre réseau qui débattront justement de cette question avec les collectivités sans lesquelles rien n’est possible

Six ministres penchés sur le vélo, incarnent le caractère éminemment transversal de la démarche. Le contexte est évidemment pressant et favorable. La santé et l’intérieur n’étaient pas représentés ce 20 octobre ? Ils le seront certainement lors du comité interministériel que la Première ministre souhaite installer « à l’automne » pour dévoiler l’ensemble des mesures de ce plan vélo et mobilités actives. Cette « gouvernance renforcée » se réunira tous les six mois pour suivre les avancées du plan indique-t-elle, levant le voile sur une partie des mesures en cette semaine européenne de la mobilité 2022.

Pour « Faire du vélo et de la marche une alternative attractive à la voiture individuelle pour les déplacements de proximité et combiné aux transports collectifs pour les déplacements de plus longues distances », priorité au développement des infrastructures. 250 millions, rien que sur 2023, y seront consacrés, dont 200 millions sur les aménagements et 50 millions sur le stationnement. C’est en un an, la moitié de ce qui y a été consacré ces quatre dernières années. Le fonds mobilités actives sera reconduit à cet effet « dans une logique de contractualisation avec les collectivités ». Et au-delà jusqu’à 2027 ? « les crédits seront coordonnés avec la feuille de route générale pour la transition écologique, en lien avec les collectivités », précise le Ministre de la Transition écologique et de la cohésion des territoires, Christophe Béchu. Les priorités affichées par le comité d’orientation des infrastructures (COI) seront à cet égard déterminantes. « Nous sommes là pour aider les collectivités territoriales » insiste Elisabeth Borne. Le plan vélo de 2018 a plus profité aux villes ou grandes agglomérations ? « Nous allons maintenant nous employer à démontrer que cela est possible aussi sur les territoires ruraux ou moins denses. Là où les collectivités ont moins de moyens. » énonce-t-elle clairement et appelant à ce que les volets transport des CPER prévoient les itinéraires cyclables continus.

« Le vélo, c’est à la fois accessible, écologique, bon pour la santé, c’est aussi un atout pour développer la pratique sportive, et puis, c’est aussi un atout pour notre économie. »

« Faire du vélo un levier pour notre économie en accompagnant l’écosystème des acteurs français » est la deuxième priorité affichée du Gouvernement qui dit sa volonté d’accompagner les états généraux de la filière économique du vélo. La présence du Ministre délégué à l’Industrie, Roland Lescure ce 20 septembre marquait un soutien acquis à la démarche. Cela tombe bien, les acteurs devraient remettre le livre blanc de leurs propositions pour avancer le 15 novembre prochain. Sur le volet économique, le tourisme à vélo n’est pas en reste « Nous poursuivrons les projets de développement du vélotourisme pour faire de la France la première destination mondiale du vélotourisme en 2030 » précise en effet la communication gouvernementale, mentionnant l’appel à projets imminent de l’Ademe dans le cadre du Plan Destination France. Doté de 6 millions d’euros, ce fond entendra soutenir les efforts pour labelliser les sites Accueil Vélo, accompagner la création d’aires de service vélo le long d’itinéraires cyclables et aider les comités d’itinéraires de véloroutes.

« Nous allons continuer à lever tous les freins pour que le vélo soit présent dans nos déplacements du quotidien, sur tout le territoire », écrit Clément Beaune, Ministre délégué aux Transports. « Pour cela, l’État s’engage à rendre le vélo accessible à tous les Français et en faire une alternative crédible et attractive à la voiture individuelle pour les déplacements de proximité ». Chrystelle Beurrier : « Sur le maillage, les infrastructures, le tourisme, et le déploiement du système vélo, les territoires sont en première ligne. C’est d’ailleurs exactement le sujet des débats de nos Rencontres à Bourges début octobre. Ce plan vélo affirme un soutien très positif aux démarches des collectivités. Mieux, il va en déclencher ! » Et de compléter : « Les collectivités seront bien sûr au rendez-vous pour faire de ce Plan Vélo une réussite. Pour cela, elles vont avoir besoin d’une visibilité pluriannuelle sur les dispositifs. Planifier leur permettra de mettre de l’ingénierie, l’autre volet indispensable au déploiement du vélo en France ».

Ces annonces viennent en échos à 4 des 10 priorités pour le prochain quinquennat portées par l’Alliance pour le vélo :

  • « Doubler le réseau cyclable français pour le porter à 100 000 km sur le quinquennat – Un plan vélo national doté d’un budget d’investissement de 2,5 milliards d’euros (hors collectivités) sur le quinquennat pour soutenir les investissements des collectivités locales et porter l’investissement annuel dans le vélo à 30€/habitant/an (…)»
  • « Faire de tous nos territoires des espaces agréables à vivre et dynamiser villes et villages par le vélo (…) Nous plaidons pour le développement des mobilités actives en zones peu denses avec la généralisation des liaisons intercommunales rurales (…) des zones 30 km/h en ville et prônons la réduction de la vitesse hors agglomération en l’absence d’itinéraire cyclable sécurisé alternatif crédible.»
  • Favoriser l’intermodalité entre transports collectifs et vélo avec la création de 200 000 places de stationnement sécurisé supplémentaires dans les gares et pôles de transports.
  • Soutenir l’émergence d’une filière vélo française et européenne. Favoriser la création d’un écosystème économique innovant et exemplaire (…) porteur d’emplois non délocalisables (…) faire de la France la première destination mondiale du tourisme à vélo.

 

Les autres nouveautés dévoilées le 20 septembre :


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