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Les bénéfices économiques des modes actifs

La voiture représente un coût non négligeable pour la société en raison de ses nombreuses externalités négatives contrairement aux modes actifs. Concrètement, quelle est la valeur économique des externalités produites par ces différents modes de transport ? Une étude menée par des chercheurs européens tente de mesurer les rapports coûts-bénéfices de la voiture, du vélo et de la marche. Vélo & Territoires vous décrypte les principales conclusions.

Les transports : premier secteur émetteur de CO2

500 milliards d’euros, tel est le coût estimé des externalités négatives engendrées en Europe par les transports en raison des accidents, du bruit, de la construction d’infrastructures, … Le transport contribue pour 85 % à la pollution atmosphérique, impactant directement la qualité de l’air et, de fait, la qualité de vie des citoyens. Ces chiffres affirment l’urgence de développer des politiques publiques efficaces en faveur d’une mobilité plus durable, notamment par la promotion des modes actifs. En Europe ceux-ci sont encore loin d’être des modes de déplacement privilégiés puisque la voiture serait utilisée 32 fois plus que le vélo en moyenne pour l’ensemble des trajets.

Le coût de la voiture pour la société encore mésestimé

Des données fiables et précises permettent de légitimer les dépenses et l’investissement pour un projet ou la substitution d’un mode de transport en faveur d’un autre. Les résultats de l’étude sont sans appel : le coût de la voiture pour la société est systématiquement mésestimé. D’un côté, d’importantes subventions continuent d’être octroyées pour booster les ventes de voiture. D’un autre côté, le coût négatif de la voiture pour la société est estimé à environ 0,11 €/km/passager, principalement en raison de la contribution au changement climatique, la construction d’infrastructures, la disponibilité foncière demandée pour le parking et pour les routes mais également en raison de la nuisance sonore ou les effets dommageables sur la santé. En revanche, l’étude confirme les bénéfices du vélo et de la marche avec des retombées positives extérieures de 0,18 €/km/passager pour le vélo et de 0,37 €/km/passager pour la marche. Favoriser le report modal de la voiture vers le vélo représenterait un bénéfice pour la société européenne de 0,30 €/km/passager et de la voiture à la marche un bénéfice de de 0,48 €/km/passager. L’imaginaire de la voiture, encore très puissant, pèse indubitablement dans l’espace public. Mais cette étude donne des arguments chiffrés et précis pour accélérer le report modal et mettre les modes actifs au premier plan.

Aurélia Hild

Politiques cyclables