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Train de l’Ardèche : une autre façon de découvrir l’Ardèche à vélo

Entre nature et histoire, le Train de l’Ardèche offre un véritable voyage dans le temps pour (re)découvrir le patrimoine de l’ancienne province du Vivarais. À bord d’un train à vapeur, cette ligne touristique propose aux voyageurs de longer la rivière du Doux (un affluent du Rhône) sur près de 28 km. Un produit labellisé Accueil Vélo qui relie les deux grands itinéraires du département : la ViaRhôna et la Dolce Via.

Train de l’Ardèche

À l’origine du projet : le réseau ferré du Vivarais

« Cette ligne de train date du 19e siècle » raconte Pierrick Geranton, directeur des Chemins de Fer du Vivarais. « Elle a été créée pour relier, via des réseaux secondaires, la vallée du Rhône et la vallée de la Loire. Petite révolution à l’époque, elle est rapidement devenue l’axe principal de transport des voyageurs et des marchandises sur le territoire ». Mais dans les années 1960, les projets routiers marquent l’arrêt progressif des réseaux ferrés secondaires. La ligne du Vivarais ne fait pas exception et met la clé sous la porte en 1968. En réaction à cette fermeture, un groupe de bénévoles se mobilise la même année pour convertir une partie de la ligne en voie touristique, de Tournon-sur-Rhône jusqu’à Lamastre. Le train touristique de l’Ardèche est créé.

L’intermodalité au service de la découverte de l’Ardèche

Aujourd’hui, plus 100 000 personnes découvrent chaque année la vallée du Doux grâce à ce train. À bord de voitures et locomotives d’époque, les voyageurs traversent les vignobles de la vallée du Rhône, les gorges inaccessibles du Doux et les châtaigneraies du plateau ardéchois. Depuis Tournon-sur-Rhône, deux parcours sont possibles, pour un voyage à la journée ou à la demi-journée. L’occasion pour les cyclistes de varier les plaisirs en reliant par le train la ViaRhôna et la Dolce Via : « En lien avec le Département, nous avons commencé en 2018 à proposer aux passagers de transporter leurs vélos. Devant le succès de cette politique, nous nous sommes équipés l’hiver dernier d’un nouveau véhicule qui nous permet de recevoir jusqu’à 150 vélos » témoigne Pierrick Geranton. Un fourgon à bagages daté de 1904 permet le transport de poussettes, vélos classiques, vélos-cargos, tandems et autres vélos spéciaux. Un service proposé gratuitement par la société d’exploitation de la ligne (mais sur réservation obligatoire !) et qui a valu au Train de l’Ardèche d’être labellisé Accueil Vélo en 2019.

Potentiel touristique intermodal du Train de l’Ardèche

L’itinérance, au cœur de la politique cyclable du Département

« Le Train de l’Ardèche s’inscrit dans notre stratégie de développement de l’itinérance » explique Christophe Nury, le « monsieur vélo » du Département. « Ce produit fonctionne très bien pour les randonneurs à vélo. Depuis la ViaRhôna, ils peuvent embarquer leurs vélos à bord du train et rejoindre la Dolce Via pour réaliser une boucle de quatre à cinq jours, en famille, avec des hébergements labellisés Accueil Vélo tout au long du parcours ». Une boucle qui permet de traverser une grande variété de paysages pour une grande variété de publics. « En Ardèche, la politique cyclable est en plein renouvellement. La deuxième génération de notre Schéma vélo devrait être approuvée d’ici la fin de l’année. Cette nouvelle mouture se veut ouverte à tous les publics et à toutes les pratiques : les Routes de l’Ardéchoise pour les cyclosportifs, la Grande Traversée de l’Ardèche pour les VTTistes, la ViaRhôna pour les itinérants et un réseau complet de voies douces pour les excursionnistes. Sans oublier les déplacements utilitaires avec le développement de nombreux services et équipements dédiés au vélo, en lien avec les intercommunalités du territoire ». À l’heure où l’embarquement des vélos dans les trains est rendu de plus en plus difficile par une offre sous-dimensionnée, le Train de l’Ardèche montre le potentiel touristique du couple train + vélos. Une initiative réussie qui ne demande qu’à être reproduite.

Antoine Coué

Politiques cyclables