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L’observatoire national des véloroutes s’enrichit des schémas départementaux et a besoin de contributions plus soutenues de la part des territoires

En 2021, l’enquête annuelle de l’observatoire national des véloroutes a mis en évidence 1 170 km de nouvelles réalisations, tous niveaux de schéma confondus. L’avancement du Schéma national des véloroutes atteint 76 % et progresse donc de 2 points. Cette enquête apporte également une connaissance plus fine des territoires, en recensant 57 schémas départementaux qui cumulent 4 760 km d’itinéraires locaux supplémentaires. L’observatoire national des véloroutes, outil stratégique pour le suivi des réalisations et des caractéristiques des itinéraires vélo en France, se base sur la contribution volontaire des territoires. Sa pertinence dépend donc de la qualité et de la complétude des données transmises.

Retour à la normale après une année 2020 record

Alors que 2020 avait été une année marquante sur le plan des ouvertures des itinéraires cyclables, l’année 2021 marque un retour au niveau des années antérieures, avec un total de 1 170 km d’itinéraires cyclables réalisés. Ce total se base sur les données de 125 collectivités territoriales ayant contribué à l’Observatoire national des véloroutes (ON3V) en 2021, dont en grande partie à l’occasion de l’enquête annuelle qui s’est déroulée durant le dernier trimestre 2021. Pour ce millésime, la répartition entre les différents niveaux de schéma est assez singulière :
– la moitié de ces ouvertures concerne des itinéraires régionaux (570 km), et plus particulièrement la Grande Traversée de la Corse qui ouvre à elle seule 546 km ;
– un tiers des ouvertures touchent des itinéraires du Schéma national des véloroutes (430 km, dont 180 km d’EuroVelo) ; 80 % de celui-ci se concentrent sur 6 itinéraires : l’EuroVelo 3 – La Scandibérique (30 km), l’EuroVelo 4 – La Vélomaritime (95 km), l’EuroVelo 8 – La Méditerranée à vélo (22 km), la V56 (93 km, nettement sous-évalué, voir plus bas), la V94 (62 km) et la V81 (40 km) ;
– enfin, 130 km de nouvelles réalisations concernent des itinéraires locaux ou non-inscrits ;
– seuls 40 km d’itinéraires départementaux ont été déclarés ouverts en 2021.

Le Schéma national des véloroutes compte 58  itinéraires dont dix EuroVelo, pour un linéaire total qui s’élève désormais à 25 670 km. Avec 19 440 km ouverts, dont 10 220 km en site propre, le taux de réalisation national atteint 76 % au 1er janvier 2022, soit une progression de deux points par rapport à l’année précédente. À l’échelle des itinéraires, les taux d’avancement et les dynamiques sont très variables. On retiendra que 18 d’entre eux sont achevés ou très proches de l’être (c’est-à-dire réalisés à plus de 95 %), et que ce chiffre n’a pas progressé en 2021.

Une connaissance nouvelle des schémas départementaux

Si le maillage et les itinéraires du Schéma national des véloroutes et des schémas régionaux sont assez bien connus, l’enjeu du recensement des itinéraires à une échelle plus fine est toujours d’actualité. Pour améliorer cette connaissance, l’enquête de 2021 a été l’occasion pour Vélo & Territoires de s’atteler à intégrer un maximum d’itinéraires départementaux. Au 1er janvier 2022, en complément des 25 670 km d’itinéraires nationaux, on dénombrait donc 11 500 km d’itinéraires strictement régionaux et 4 760 km d’itinéraires strictement départementaux.

Ces derniers ont leur importance puisqu’ils remplissent un triple rôle :
– en densifiant le maillage national et régional, ils multiplient les possibilités de jonction entre les itinéraires des autres schémas ;
– ils desservent et valorisent les sites, le patrimoine et les paysages départementaux ;
– proches des réalités du terrain, ils répondent également souvent aux besoins sur la mobilité au quotidien ;

Sur 81 départements contributeurs à l’enquête en 2021, 57 ont déclaré disposer d’un schéma départemental des véloroutes. Si pour 39 d’entre eux, l’Observatoire contient une donnée complète, pour 18 autres la donnée transmise est partielle. Cet écart important met-il en évidence la difficulté de certains départements à collecter les informations émanant d’une multiplicité de maîtres d’ouvrage ? Cela est pourtant essentiel pour assurer le suivi de leur propre schéma et prioriser leur action.

Il est intéressant de remarquer que 14 départements reprennent strictement des itinéraires inscrits soit dans un schéma régional, soit au Schéma national ; les 25 autres disposent d’itinéraires spécifiquement départementaux. Ces derniers représentent en moyenne un cinquième de leurs linéaires de véloroutes ; la majorité relève donc encore du Schéma national des véloroutes. On note d’ailleurs que ce dernier est généralement plus avancé, avec un taux d’ouverture de 87 % pour les EuroVelo et 73 % pour les autres itinéraires nationaux. Les linéaires d’itinéraires strictement départementaux présentent, eux, un taux de réalisation de 70 %. La tendance déjà observée est confirmée : les départements priorisent les ouvertures au Schéma national.

Si ces premières analyse sont intéressantes, elles restent toutefois à confirmer. Pour Vélo & Territoires, l’objectif de la prochaine enquête de l’Observatoire national des véloroute est clair : aller chercher les données des départements qui n’ont pas répondu à la dernière enquête et préciser les schémas départementaux qui ne sont aujourd’hui que partiellement connus.

Territoires, vos 5 bonnes raisons de contribuer à l’Observatoire national des véloroutes

 

1. Les réalisations de mon territoire sont connues et valorisées chaque année au niveau national, les données de l’Observatoire étant reprises régulièrement par la presse.

2. Puisque les données sont redistribuées librement, je peux m’assurer de la cohérence des projets de ma collectivité avec ceux des collectivités voisines.

3. Tous les coordinateurs des itinéraires transitant par mon territoire disposent d’une information à jour pour une meilleure planification.

4. Tout usager préparant son itinérance trouve lui aussi une information actualisée sur le site Internet de l’itinéraire qu’il s’apprête à parcourir, puisque l’Observatoire national des véloroutes alimente les sites de promotion touristique de France Vélo Tourisme et d’EuroVelo. Il n’y a ainsi pour lui pas de mauvaise surprise en traversant mon territoire, dont l’image n’est pas dégradée.

5. Si l’Observatoire national des véloroutes est à jour sur mon territoire, je gagne du temps car je peux réorienter toute autre structure me sollicitant sur les véloroutes de mon territoire (collectivité, bureau d’étude, coordination d’itinéraire, association, etc.) vers le portail cartographique de Vélo & Territoires (WebSIG).

L’Observatoire national des véloroutes, un outil stratégique tributaire de la contribution des territoires

 

L’Observatoire national des véloroutes est le dispositif officiel de suivi et de diffusion de l’avancement de l’ensemble des véloroutes françaises. Il est animé par Vélo & Territoires avec le soutien du ministère de la Transition écologique. Le dispositif s’articule autour d’une base de données géographiques et d’une enquête d’actualisation annuelle auprès des collectivités, sur la base du volontariat. Les informations collectées sont nettoyées et agrégées pour produire une donnée la plus homogène et exhaustive possible à l’échelle du territoire national. Celle-ci est alors rendue disponible et libre d’accès à tous, via la plateforme web dédiée.

La connaissance des véloroutes dépend donc totalement de la participation à cette enquête et de la qualité des données transmises par les territoires. Or, pour la première fois depuis une quinzaine d’années d’existence de l’Observatoire, la qualité de la donnée 2021 a été localement remise en cause sur des territoires qui avaient pourtant contribué sans émettre de réserve et alors que Vélo & Territoires n’a jamais enregistré autant de répondants à l‘enquête annuelle. Insuffisance des remontées des maîtres d’ouvrages intercommunaux ? Manque de rigueur de départements ou, plus probablement, de moyens pour suivre leur propre schéma ? Multiplication des interlocuteurs et des intervenants ? Effet Covid néfaste à la fiabilité des informations ? Sursollicitations des territoires par une multitude d’acteurs ? Les raisons sont probablement multiples. Une chose est certaine, il faut mieux faire et tous les territoires doivent faire de l’outil Observatoire national leur outil, dans l’intérêt du suivi, de l’amélioration et de la performance du réseau. En cette année d’actualisation du Schéma national des véloroutes, et alors que le cap de la France à vélo 2030 vise son achèvement à cet horizon, l’Observatoire national des véloroutes doit s’imposer plus que jamais comme l’outil stratégique de référence.

Les géomaticiens de Vélo & Territoires accompagnent les collectivités souhaitant contribuer à l’Observatoire national des véloroutes dans leurs travaux de production de données. Contact : sig@velo-territoires.org

 

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